Une exposition pour la rentrée
Caricatures : Beucler au quotidien


Du 13 octobre au 5 novembre 2000,
s'est tenue une exposition
de 50 caricatures
d'André Beucler
à la Bibliothèque municipale
des 4 As de Belfort.
 

De très nombreux écrivains, et non des moindres, ont partagé la douce manie de griffonner des images en marge de leurs textes, sur leur correspondance, enveloppes comprises, sur les nappes de restaurants, sur la page de faux titre des livres qu'ils dédicaçaient, et sur bien d'autres supports de circonstance. Musset, Balzac, Victor Hugo, George Sand, Théophile Gautier, Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, Mallarmé, Maupassant ... et, plus près de nous, Jean Cocteau, bien sûr, mais aussi Max Jacob, Jean Giono, Saint-Exupéry, Desnos pour ne citer que ceux qui nous reviennent en mémoire.

André Beucler aussi était atteint de cette bienheureuse démangeaison. Depuis son plus jeune âge, il dessinait partout et tout le temps. Au lycée il caricaturait ses profs et les pions, mobilisé en 1917, il croquait ses compagnons d'arme entre les tirs d'artillerie. Plus tard il fixera, aux terrasses de Saint-Germain des Prés, les silhouettes fugitives des garçons de café et des clients insolites.

Il avait d'ailleurs un beau talent de peintre, dans la lignée impressionniste et a laissé de belles toiles et des aquarelles de qualité qu'il n'a jamais songé à exposer. Ce n'était pour lui qu'un délassement. Mais cela explique peut-être la qualité de ses "croquis", que ses amis laissaient rarement à l'abandon et empochaient aussitôt faits.

Beucler avait d'ailleurs beaucoup d'admiration pour les maîtres du crayonnage, tels que Chas-Laborde, Gus Bofa, Marcel Vertès, Sem ou Pol Rab, qu'il avait connus et fréquentés comme jeune secrétaire de rédaction de Fantasio-Le Rire dans les années 20.

Cette douce manie de la caricature ne le quittera pas. Retiré à Nice, il dessinait encore tout le temps, en téléphonant, dans les taxis, les salles d'attente, sur des feuilles d'agenda périmé, en marge des journaux, sur les listes des courses. Et il découpait souvent avec admiration quelques dessins de "jeunes" : Cabu ou Wolinsky faisaient sa joie.

Natacha, son épouse, a sauvé de la corbeille à papier beaucoup de croquis qu'elle rangeait secrètement dans une boîte à chaussure. C'est ainsi que nous avons le bonheur de pouvoir les présenter à Belfort.

La Bibliothèque municipale a exhumé pendant un mois ces petits bouts de papier pour l'exposition:

Beucler au quotidien


Agrandir

Agrandir

Agrandir

Agrandir

Agrandir

Agrandir
Agrandir
Agrandir


Retour à la page des événements

Accueil  I  L'Association  I  La Revue  I  Evénements
Biographie  I  Œuvres disponibles  I  Bibliographie  I  Lire André Beucler  I  Cinéma  I  Varia I  Radio
André Beucler par les écrivains du XXe s.  I  Récits et nouvelles parus en revues  I  Impressions sur...  I  Liens

Retour au sommaire